mardi 3 novembre 2009

Pourquoi je suis contre le cv anonyme?

Pourquoi l’instauration du CV anonyme n'est pas souhaitable? Les raisons qui me pousse à m'y opposer sont diverses mais elles tiennent dans un premier temps à l’inefficacité du procédé au regard des objectifs qui lui sont assignés. Comme l'a résumer Fo Niemi, directeur du Centre de recherche-action sur les relations raciales (Crarr) à Montréal. «Le CV anonyme perpétue le racisme et d’autres formes de discrimination dans la sélection et l’embauche ; il envoie un message de dévalorisation et de marginalisation de l’origine ethnique d’une personne, surtout celle de souche non européenne ; il encourage une fausse représentation et un détournement de la vérité sur soi qui pénalisera le candidat lors de l’entretien ...; il ne peut pas cacher l’origine ethnique ou le sexe de la personne, entre autres, au stade l’entretien ; il cache et institutionnalise le racisme au lieu de l’exposer ; il fournit aux employeurs incriminés un alibi habile en ne faisant que déplacer le lieu et le moment de leurs pratiques discriminatoires… In fine, le CV anonyme ne saurait constituer une démarche efficace pour lutter contre le racisme institutionnalisé en milieu de travail.»

Ce qu'il faut c'est permettre l’évaluation des discriminations afin de déterminer des politiques et des programmes publics visant à améliorer la prise de décisions au profit de tous les Français(qu'il soient homme, femmes, blanc, noir, malade ou handicapés, etc.). Pour cela il faut un outil statistique efficace et qui tienne compte de la diversité des français...

Le combat pour l’équité en matière d'emploi passe d’abord par la volonté de l’état d’inscrire la lutte contre les discriminations dans le droit et d'en faire un objectif majeur, et de doter des instances indépendantes de moyens conséquents pour assister les personnes dans leurs recours contre des pratiques discriminatoires, celles de l’état et de ses institutions comprises.

Hocine Oumari (président de la CEM)

Le CV anonyme va être expérimenté à grande échelle

Le commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, Yazid Sabeg, relance à partir d'aujourd'hui le dispositif du CV anonyme. Une centaine d'entreprises devraient s'engager dans une expérimentation prévue pour durer six mois.

Il aura fallu presque un an pour que la volonté exprimée par Nicolas Sarkozy de voir le CV anonyme se développer en France commence à se concrétiser. Une expérimentation au niveau national est lancée aujourd'hui par Yazid Sabeg, le commissaire à la diversité et à l'égalité des chances. Elle devrait durer jusqu'au printemps 2010 et une centaine d'entreprises devraient être sollicitées. Parmi elles, les traditionnels grands groupes que sont AXA, Accor, BNP Paribas et une petite quinzaine de cabinets de recrutement. Hasard du calendrier, cette expérimentation prévue de longue date intervient alors qu'est relancé le débat sur l'identité nationale et que le World Economic Forum vient de pointer du doigt une aggravation des inégalités hommes-femmes dans l'Hexagone.
Article de C. F., Les Echos
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dimanche 11 octobre 2009

Brice Hortefeux : Dérapage?


Brice Hortefeux :

« Il ne correspond pas du tout au prototype (…) Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes »

Ces propos de Brice Hortefeux sont-ils un dérapage ou le résultat de ses convictions profondes?

Le Ministre utilise des méthodes dignes des heures les plus noires :

rafles de sans papiers, contrôles d’identité au faciès, contrôles dans les commerces, devant les écoles, dans les préfectures etc. La police expulse des familles arrêtées au petit matin à leur domicile.

Au nom de « l’identité nationale » on laisse à croire qu’il y a les « vrais français » et les autres qui mettent en danger la république .


En février 2008, lors de la semaine anticoloniale, il a été désigné par un collectif d’associations antiracistes comme le « colonialiste de l’année » pour son action au ministère de l’immigration et de l’identité nationale.

Il est en passe d’être nominé à nouveau pour le prix 2010 du colonialiste de l’année !

ref.. http://www.anticolonial.net/



jeudi 5 février 2009

Hiroshima Le debut de l'apocalypse

hiroshima : Le début de la fin


sources : http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon/hiroshima.htm#ra

La puissance dissipée par la bombe a été estimée à 14 000 t de TNT. Cette énergie est transformée en chaleur et en souffle pour 85% et en radiations pour 15%. Chacun de ces trois effets est dévastateur.

Dès le premier millionième de seconde, l’énergie thermique est libérée dans l’atmosphère et transforme l’air en une boule de feu qui atteint un kilomètre de diamètre en quelques secondes au-dessus d’Hiroshima.


Au sol, la température atteint plusieurs milliers de degrés sous le point d’impact. Dans un rayon de 1 km, tout est instantanément vaporisé et réduit en cendres. Jusqu’à 4 km de l’épicentre, bâtiments et humains prennent feu spontanément ; les personnes situées dans un rayon de 8 km souffrent de brûlures au 3° degré.


Après la chaleur, c’est au tour de l’onde de choc de tout dévaster: engendrée par la phénoménale pression due à l’expansion des gaz chauds, elle progresse à une vitesse de près de 1.000 km/h, semblable à un mur d’air solide.

Elle réduit tout en poussières dans un rayon de 2 km. Sur les 90.000 bâtiments de la ville, 62.000 sont entièrement détruits.

Le troisième effet, encore très méconnu en 1945, et spécifique à cet arme est celui des rayonnements.


Il entraîne des cancers, des leucémies… Il est d’autant plus terrifiant que ces effets n’apparaissent que des mois, voire des années après l’explosion.


Les femmes enceintes au moment de l'explosion donnent naissance à des bébés atteints de malformations, en particulier de microcéphalie.



Photo prise à 8h58 par un membre de l'équipage de l'Enola Gay altitude du nuage ~ 12 000 m (source US Army)














Le 10 août 1945, à 1,6 km de l'épicentre;
aucun secours, les blessés sont laissés seuls







Leó Szilárd, qui était largement impliqué dans le développement de la bombe, dira après la guerre :

Si les Allemands avaient largué des bombes atomiques à notre place, nous aurions qualifié de crimes de guerre les bombardements atomiques sur des villes, nous aurions condamné à mort les coupables allemands lors du procès de Nuremberg et les aurions pendus.

mercredi 4 février 2009

Un massacre de plus




1997

Après la tuerie de Bentalha, la boucherie de Raïs,


quand les islamistes font du mal à l'islam



L'Algérie était à feu et à sang, et les massacres devenaient courant autour d'Alger. En ces temps de folie meurtrière, il ne fallait pas habiter Sidi Moussa, Bentalha, Raïs ou Larba.


Bientôt vous retrouverez ici le récit de ce massacre avec le témoignage de deux survivants

samedi 31 janvier 2009

Les cobayes


La France, troisième puissance nucléaire, a enregistré près de 200 tirs (officiels, car le nombre exact relève du secret Défense). Alors que les Etats-Unis reconnaissent la contamination des îles Marshall et lèvent le voile du secret sur les expériences biologiques, et que les Russes ouvrent les archives du KGB, en France on ne sait rien, même des effets sur les humains.


La première bombe atomique ayant explosé dans le sud Algérien, était d´une puissance de feu nucléaire dépassant les 450 kilotonnes, soit 40 fois plus forte que la bombe explosée par les Américains à Hiroshima, au Japon.

Des essais dont les séquelles sont restées jusqu’à nos jours.


Des humains, des prisonniers pour la plupart, sont utilisés comme cobayes. Aujourd’hui, 47 ans après l’apocalypse, les irradiations continuent de faire leur effet.

Des milliers d’enfants sont condamnés à vivre avec des malformations congénitales, alors que d’autres seront stériles à jamais. Un autre crime contre l’humanité qui demande réparation et dont la France officielle, doit sans doute intégrer dans le chapitre des «bienfaits» de la colonisation, que les initiateurs de la loi du 23 février 2005, continuent de vanter.

vidéo : Vent de sable :Le Sahara des essais nucléaire

Michel Daëron, journaliste et cinéaste, a réalisé pour La Sept-Arte-Point du Jour un documentaire intitulé Mururoa, le Grand Secret, où il tente d'évaluer les conséquences de trente-deux ans d'essais français dans le Pacifique.

Manque de données, mutisme des militaires qui sont pratiquement la seule source d'informations "officielles", limites imposées aux missions scientifiques indépendantes, projettent une image trouble.

Daëron a interrogé des sages femmes, qui évoquent " une flambée de malformations ".

extrait vidéo : témoignage d'une sage femme

Son film montre deux abris atomiques; celui pour la population est une bâtisse en tôles, alors que celui pour les militaires est doté de murs épais d'un mètre...


Pourquoi, demande-t-il, les causes de mortalité à Tahiti disparaissent-elles, dès 1963, à la fois des tables de l'Organisation mondiale de la santé et aussi du Journal officiel où elles étaient régulièrement publiées ? Combien de cancers sont dûs aux expériences nucléaires ? Combien de malformations chez les nouveaux nés, d'accidents de contamination ? Il ne peut répondre à ces questions, et cela même justifie qu'elles soient sérieusement posées.

Les soviétique aussi

En septembre 1954, l'armée soviétique exposa sciemment des civils et des militaires aux retombées d'une bombe atomique de 20 kilotonnes, explosée à 350 m au-dessus de la ville de Totskoye, dans l'Oural.

45 000 soldats exposés - quand les généraux décidèrent de leur imposer des exercices militaires sur les terrains encore brûlants de radioactivité .

Il y avait aussi des civils: un million de personnes environ, réparties dans un rayon de 160 km autour du site de l'expérience. Kouibichtchev (aujourd'hui Samara), alors peuplée de 800 000 habitants, se trouve à 130 km à l'ouest du site et Orenbourg, 265 000 habitants, à 160 km à l'est.

Les américains pas en reste

Le secrétaire d'Etat à l'Energie, Hazel 0'Leary, a révélé en effet qu'en plus d'avoir dissimulé à l'opinion nationale et internationale 204 tirs nucléaires, les autorités américaines avaient mené des expériences sur quelque 700 "cobayes humains" et exposé des milliers de personnes à des retombées radioactives, quoique de moindre intensité que celles reçues par des milliers de Soviétiques.

Pour mémoire, le premier essai américain eut lieu au Nevada, à 100 km de Las Vegas, le 16 juillet 1945. Son succès mena à l'utilisation de deux bombes atomiques d'une puissance équivalente à 20 kt de TNT contre le Japon: Hiroshima le 6 août 1945 et Nagasaki trois jours plus tard. A la fin de la guerre, deux des îles Marshall, placées sous tutelle américaine, furent choisies pour les essais américains: le fameux atoll de Bikini et Eniwetok. Les habitants furent évacués vers des îles voisines, et les essais commencèrent avec un tir de 20 Mt le 1er juillet 1946.

Selon un autre rapport, une contamination radioactive de l'atmosphère fut délibérément provoquée lors d'essais secrets au Nouveau Mexique, au Tennessee et dans l'Utah, entre 1948 et 1952. Ces expériences faisaient partie des "recherches sur la radioprotection", car on craignait que les Soviétiques missent au point une arme spécifiquement radiologique. Dans certains cas, on libéra dans l'atmosphère des radionucléides (isotopes radioactifs produits par une explosion) déterminés, pour en suivre le cheminement. Ainsi, les chercheurs du centre nucléaire de Hanford, à Richland (Etat de Washington), lâchèrent un nuage d'iode-131 contenant plusieurs centaines de fois la radioactivité libérée, en 1979, lors de l'accident de la centrale de Three Mile Island en Pennsylvanie.


Les essais nucléaires français en Algérie


Victimes des essais nucléaires français en Algérie.


source L'expression.dz.com : Achira Mammeri 12 février 2007


Elles s’appelaient gerboise bleue, gerboise verte, gerboise rouge et gerboise blanche;

Ce ne sont là que quelques noms de code d’essais nucléaires français perpétrés dans le sud algérien. D’El Hammoudia à Reggane, à In Ekker à Tamanrasset, en passant par le massif de Tan Afella dans le Hoggar, l’horreur est la même.

La première bombe atomique ayant explosé à El Hammoudia était d´une puissance de feu nucléaire dépassant les 450 kilotonnes, soit 40 fois plus forte que la bombe explosée par les Américains à Hiroshima, au Japon. Des essais dont les séquelles sont restées jusqu’à nos jours.

vidéo : le secret des essais nucléaire

Des plaintes avec constitution de partie civile déposées par l’association des vétérans des essais nucléaires (AVEN) ,l’association polynésienne Mururoa et Tatou et une dizaine d’individus, ont trouvé, pour la première fois, une écoute auprès de la justice française.

vidéo : Les irradiés de la république

Le parquet de Paris a, en effet, décidé le 20 septembre 2006, d’ouvrir une information judiciaire sur les conséquences sanitaires possibles des essais nucléaires français dans le sud algérien et en Polynésie entre 1960 et 1966. L’enquête ouverte contre X porte sur des faits d’homicide volontaire et d’atteinte à l’intégrité physique.

le cas des essais nucléaires qui ont eu lieu en Algérie, le 13 février 1960, a été mis en exergue. Il est connu que les essais atmosphériques en particulier se sont avérés très polluants en irradiant le sol algérien tout en causant un grave préjudice écologique dont témoignent encore les roches noires et les terres brûlées où aucune végétation ne pousse.

vidéo : In Ekker, un no man's land

Ce qui a été constaté dans la région de Tamanrasset à 150km du site d’In Ekker c’est la disparition de l’eau potable qui pourrait avoir un lien avec le site atomique, car les explosions causent des déplacements tectoniques, voire des séismes.

L’Etat français n’a pas voulu reconnaître jusqu’à présent ces effets. Même si le gouvernement, par la voie de M.Jurien de la Gravière -délégué à la sûreté nucléaire, mandaté par Mme Alliot-Marie- a été obligé de reconnaître que sur les 210 bombes qu’a fait explosées la France, au moins 10 essais réalisés dans le Pacifique posaient problème et qu’un suivi médical devait être mis en place.